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CHS-CT : TROP c’est TROP !

Depuis le début de leur mandat les représentants CGT ont eu à cœur de participer à tous les CHS-CT et ses réunions annexes (pas moins de 10 audio conférences ou CHS-CT depuis le 17 mars notamment).
Non pas pour se contenter de faire de la figuration mais pour être force de proposition, et de contestation si nécessaire (inutile de vous dire que c’était souvent nécessaire !).
Ils ont œuvré sans cesse à relayer les inquiétudes, les angoisses et les demandes des agents du réseau et défendu leurs intérêts.
Ils ont été à l’initiative d’organisation de visites sur site, qu’ils ont animées et dont ils ont analysé les résultats des enquêtes menées sur place.
Ils ont également fidèlement informé les agents du département au travers de leurs compte-rendus. Qui sinon saurait ce qui se passe dans ces instances ?

Tout ce travail et cet investissement aurait dû déboucher sur un échange constructif avec notre direction mais force est de constater que ça n’a jamais été le cas. Et que la situation empire.
Aucune suite donnée aux problématiques relevées lors des visites sur sites, non prise en compte de nos propositions, de nos revendications. Encore moins de nos colères, le dernier exemple en date : après avoir vivement protesté contre la convocation le jeudi 7 mai après midi du CHS-CT de reprise en RPA le lundi 11 (soit la veille en jour ouvrable) la directrice nous dit qu’elle en tiendra compte pour la prochaine fois..... et convoque le vendredi 29 mai celui de la reprise du 2 juin (lundi 1er étant férié). Qui a dit on se moque de nous ??!

Face à ce constat et parce que pour nous siéger en CHS ne signifie pas :

- perdre son temps en vaines discussions ou pousser des coups de gueule théâtraux de façade et rentrer tranquillement chez soi en se satisfaisant que rien ne bouge.
- s’auto-congratuler parce qu’on arrive en gare bien après le départ du train. Comme disposer de litres de gel un mois après le moment où l’on aurait dû en avoir.
- avoir communication des documents dans un délai qui ne nous permet pas de faire correctement notre travail de préparation (surtout quand on nous explique par exemple que la DG vient d’envoyer les consignes alors que ces documents sont diffusés depuis plusieurs jours dans les autres départements)
- entendre reporter sur les chefs de postes la responsabilité des erreurs de la direction (plexiglas non adaptés, absence de produits d’hygiène)
- voir certains éléments de consigne de sécurité varier d’un CHS à l’autre en fonction de ce qui peut arranger sur le moment.
- ne même pas être destinataires de décisions qui concernent pourtant le CHS, puisque le sommet de ce jeu de dupe fut d’apprendre par les agents du réseau la réouverture "à l’arrache" des accueils physiques des centres de Figeac, Cahors, Gourdon et Saint Céré.

nous avons fait le choix de ne plus participer à cette mascarade qui permet à la direction de maintenir une illusion de dialogue social vis à vis des agents de ce département.

C’est pourquoi ce vendredi 19 juin les représentants CGT et FO ont adressé ce courriel à la directrice.

Madame la Directrice,

Il y a une limite au mépris envers les représentants en CHS-CT que nous sommes, et à travers nous envers tous les agents de ce département.
Depuis le début de notre mandat nous portons des revendications, nous sommes force de proposition, et nous avons œuvré pour améliorer la situation dans les services.
Quel retour en avons nous ?
Des visites de postes qui ne débouchent sur aucune solution concrète, des documents préparatoires qui nous sont envoyés la veille des réunions, des CHS-CT qui se réunissent la veille des dates d’application des mesures qu’ils sont censés valider (7 mai et 29 mai), et cerise sur le gâteau des informations telle que la réouverture des accueils au public qui ne sont même pas portées à notre connaissance avant qu’elles soient diffusées dans le réseau.
Sans compter les explications plus que contestables, voire douteuses, et les interprétations fluctuantes qu’on a pu parfois nous fournir lors des différentes commissions et audioconférences.

Madame la directrice vous semblez visiblement nous considérer au mieux comme quantité négligeable, au pire comme des guignols. Les CHS-CT ne sont pas censés être des passages obligatoires qui ne visent qu’à ouvrir en grand le parapluie directionnel. Ils devraient au contraire inclure, selon la définition de l’OIT, toutes formes de négociations, consultations ou simplement d’échange d’information entre les parties.
Nous ne sommes pas des figurants, et les agents de ce département ne sont pas des pions, il n’est donc pas question pour nous d’accepter de participer aujourd’hui encore à ce simulacre de dialogue.
Le délai de prévenance est volontairement tardif, il est néanmoins largement supérieur au votre sur la réouverture des guichets, cela vous permettra nous en sommes sûr d’apprécier la méthode.

Pour toutes ces raisons, nous, les représentants CGT et FO, (Fabrice BOURGEOIS, Joel CONCHE, Gwénaelle JARNO-HERVOUET, Régine JULLIOT-VEYRIERE, Jean-Pierre MONGERAND et Yannick VALERIO) démissionnons du mandat de représentant des personnels au CHS-CT du Lot à compter de ce jour.

Article publié le 22 juin 2020.


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