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Pas d’Industries sans services publics, pas de services publics sans industries

Nouveau temps fort de la campagne initiée par la CGT pour la reconquête des activités et de l’emploi industriels, les assises de l’industrie du 22 février ont été un véritable succès.

Les interventions prononcées, y compris par différentes organisations du champ de la Fonction Publique, auront confirmé qu’il ne saurait y avoir d’industries sans services publics et vice-versa.

Outre l’importance des politiques publiques mises en œuvre au titre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur, de la formation professionnelle, de la recherche publique, de la définition et du respect de normes sociales, sanitaires, environnementales, pour ne citer ici que quelques exemples, la question du coût du capital, de la multiplication des exonérations et des allégements des cotisations sociales patronales et des impôts des entreprises, sans effet sur l’investissement productif, la sauvegarde et le développement de l’emploi, a été aussi au cœur des débats.

Les débats initiés en amont et durant ces assises auront aussi contribué à montrer l’importance de la commande et de l’investissement publics.

Or, une étude conjointe de l’Assemblée des communautés de France et de la Caisse des dépôts, rendue publique, le 21 février, vient de confirmer que la chute de la commande publique, qui touche plus particulièrement les collectivités locales, se poursuit.

Ainsi, alors qu’elle était de 76 665 M€ en 2015, la commande publique est de 72 197 M€ en 2016.

Cette commande publique était de 96 068 milliards d’euros en 2012. Sur la période 2012 / 2016, la diminution de la commande publique est donc de près de 25 % !
L’étude indique par ailleurs qu’entre 2012 et 2016 plus de 80 % de la baisse de la commande publique s’explique par la chute des marchés de travaux. En 2016, ils représentent plus de 60 % de la baisse totale ce qui confirme le coup d’arrêt brutal porté sur les investissements publics.

A l’évidence, les politiques d’austérité qui frappent les services publics, et plus particulièrement encore, les collectivités locales, ont aussi des incidences fortes et régressives sur le développement économique, les activités et l’emploi industriels.
Sortir des politiques d’austérité, c’est possible et c’est nécessaire tant pour les services publics que pour les industries.

C’est ce que nous exigerons, dans la Fonction Publique, le 7 mars 2017, par la grève et dans les manifestations.

C’est aussi ce que nous exigerons lors de la journée de mobilisation interprofessionnelle du 21 mars 2017.

Article publié le 25 février 2017.


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