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06/04/2021 : l’ASA, un cas d’école !

En phase de pandémie et de confinement, avec la fermeture des crèches, écoles, collèges et lycées, le travail ne doit ni faire irruption ni s’immiscer dans la sphère intime et familiale.

"Des autorisations spéciales d’absence (ASA) sont accordées aux agents dont les missions ne sont pas télétravaillables afin d’assurer la garde de leur(s) enfant(s) de moins de 16 ans. " (note secrétariat général du 2/4/2021)

Il faut permettre à chaque parent - sans qu’il n’ait à se justifier ou faire état d’un contexte particulier qui ne regarde ni l’employeur ni sa hiérarchie - de faire face aux contraintes imposées par les décisions politiques et aux charges multiples qui en sont les conséquences : accompagnement scolaire, rythme de vie, accentuation et augmentation des tâches quotidiennes, etc.
De plus, comment ignorer les inégalités liées aux conditions d’habitat, de logement et d’environnement ?
L’agent-parent doit être placé dans les conditions qui lui permettent de prendre en charge à temps plein l’intérêt, l’équilibre et le développement du ou des enfants privés d’accueil ou d’école.

Aussi, pour la CGT Finances publiques 13, il n’est pas question, sous prétexte du « sens du service public » mais dans la réalité plutôt au motif d’une volonté managériale d’étalonnage et d’évaluation individuelle, de contraindre des parents à télétravailler en même temps qu’ils ont la garde des enfants !

Pour la CGT, enfant à la maison égale ASA !

La lecture de la lettre du Directeur général nous apprend qu’ « il nous appartient à chacun de conjuguer notre engagement pour le service public et les contraintes fortes de la période. Faisons-le avec responsabilité et chacun a l’égard des autres avec bienveillance et appui ».

Les risques psycho-sociaux engendrés par la pandémie, l’isolement, l’impossibilité de se projeter à court ou moyen terme, sur fond d’atermoiements dans les décisions sanitaires des autorités sont désormais établis. Le tsunami social est aussi là et devant nous avec l’explosion du chômage et de la pauvreté. Cela concerne les actifs mais aussi les jeunes qui abandonnent leurs études. Des jeunes qui sont aujourd’hui (et demain) à la maison, privés d’école.

Dans ces conditions, alors que l’hôpital attend toujours les milliards nécessaires pour reconstituer ce que les gouvernements précédents et actuel ont liquidé, à savoir les milliers de lits d’hôpitaux et les milliers de personnels soignants qualifiés qui manquent aujourd’hui, « notre engagement pour le service public et les contraintes fortes de la période » ne peuvent ignorer le blocage des salaires, les milliers de suppressions d’emplois aux Finances, les restructurations qui continuent, une politique fiscale en faveur des plus riches et de la bourgeoisie !

Nous continuons de penser à la CGT, que le 1er euro supplémentaire est plus utile à un smicard qu’à un millionnaire !

Tandis que le fonds de solidarité perdure, nous assistons au maintien dans cette période de la campagne déclarative !

Voilà une nouvelle contrainte qui aurait pu être reportée de 4 semaines et qui vient peser un peu plus sur le quotidien des agents !
D’autant que nombre de jeunes agents-parents travaillent dans les services impôts des particuliers !

Mais le gouvernement , Bercy et la DG sont trop préoccupés par une chose : celle de justifier l’efficacité des contacts dématérialisés pour justifier la fermeture des accueils physiques : on reste ouvert mais l’effet confinement viendra expliquer la baisse de fréquentation sur la période déclarative et confirmer ainsi l’inutilité sur une période donnée de l’accueil physique.

Les contribuables viendront plus tard. En septembre, mais l’administration ne les comptera pas.

Vous rencontrez des difficultés concernant les ASA avec la crèche ou l’école fermée ? Contactez le syndicat !

Article publié le 6 avril 2021.


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